lundi 17 janvier 2005

Excuse moi Apu !

Hier soir à Stoneham avec Etienne on est en haut de la 1. C'est notre première descente. Je dis à Etienne qu'on se rejoint à l'autre télésiège. Ok ! Pour s'y rendre il faut prendre un peu de vitesse. Je met la gomme en fin de pente pour me rendre car le bas de la pente est plat. Mais il y a un indien, là, dans ma trajectoire. Je crois que c'était un indien mais ca pourrait être un sri-lankais, je sais pas, peut-être un tamoul... Il ressemblait pas mal à Apu dans les Simpsons pour être plus précis.

Donc Apu finissait de descendre la pente-école en chasse-neige. Je l'ai vu à la dernière seconde surgir de derrière une clôture. Il était à 15 pieds de moi. Aucune issue. Pas le temps de tourner. Je vais trop vite. Juste le temps de savoir qu'il y aura impact. Je me laisse mou et je fait HOUMMPF juste un peu avant l'impact. Par expérience je sais que ca fait moins mal dans ce temps-là. Un coup terrible. Tibia contre tibia. Puis flanc contre flanc. Je l'ai fauché comme une quille . J'ai spinné dans je ne sais plus quel sens. Je me suis fracassé le derrière de la tête sur la glace.

Je me relève, un peu sonné avec quand même un bon goût de métal dans le fond de la bouche. Ca goûte toujours bon l'adrénaline :) Je regarde Apu. "Es-tu correct l'gros ?" que je dit. Apu tremble par terre en se tenant le tibia. Il a les mêmes yeux qu'un chevreuil qu'on vient de frapper en char sur le bord de la route. Noirs et vides. "Are you ok buddy ?" La seule réponse que j'ai est un espèce de regard effrayé et un tremblement de la tête dans tous les sens. Il est parti en skidoo avec un patrouilleur qui à insisté pour avoir mon nom et mon numéro de téléphone. Deux descentes plus tard, j'avais trop mal à la jambe et à la tête pour continuer. On arrête au chalet. Qui je ne vois pas descendre d'un skidoo en boitant ? Apu. Je me dirige vers lui pour m'excuser encore mais quand il m'a reconnu il à sursauté et est entré rapidement en boîtant pas mal dans le chalet...

En enlevant les poils de pinch d'Apu pognés dans mes lunettes, je me suis dit qu'il devait être en train de raconter à sa famille qu'à Québec il ya de planchistes sadiques d'au moins 7 pieds et de 300 livres qui vous fauchent par pur plaisir dans la pente-école.